uzin@mo = art + food + kulture + muzik + fiction + états d’âmes + karnet + exploration des sens + erotika + littérature de l'étonnement + inspiration + chronique
Thursday, January 31, 2019
Word Dépôt - Dumas Mixtape (WD-46)
Ce soir, en prévision d'un prochain concert de Dumas, j'ai mis à jour mon mixtape de lui sur iTunes.
Pour m'en mettre plein les oreilles...
J'ai été fort impressionné pendant la période faste de création durant laquelle il a confectionné quatre albums en un an... Wow! Que d'inspiration...
J'aime les mixtapes, c'est l'occasion rêvée de bâtir une playlist avec différentes ambiances d'un même artiste.
Des chansons connues, des chansons plus obscures, des instrumentales, des single...
Kool pour la voiture, cela évite de changer souvent d'album quand ce dernier termine pendant qu'on roule.
Kool au travail, un peu pour les mêmes raisons, cela dure longtemps.
Ce soir, pour alimenter mon mixtape, j'ai acheté le single Radar ainsi que le EP Un jour sur Mars.
J'ai hâte de le revoir live. Quelle énergie. Quel talent.
J'ai besoin de ce boost d'énergie musicale présentement dans ma vie.
Trisomie 21 a été un groupe important pour moi dans ma découverte de la musique électronique.
Déjà en secondaire 4 et 5, les titres de ce groupe figuraient parmi mes préférés, à savoir Il se noie et La fête triste...
Au Cégep également.
Puis, je les ai mis (involontairement) de côté...
Puis, j'ai acheté Black Label un soir comme ça en arrêtant dans une boutique second-hand un soir avant un show de Peter Hook, ex New Order. Le hazard fait bien les choses...
Et j'ai adoré...
Et j'ai ensuite acheté leur coffret live Rendez-vous en France...
Puis, j'ai acheté Happy Mystery Child...
Et cette semaine, je me suis mis à réécouter plein de vieux titres de T21...
En fucking boucle...
Puis, ce soir, j'ai acheté Elegance Never Dies (leur plus récent)...
Bouillon de kulture : Dumas le Magicien (uzinamo rétro) (63)
En 2010, j'écrivais des chroniques mensuelles pour le magazine web Primeurs. C'était en quelque sorte mes coups de coeur du mois. Pour l'occasion (février 2010), j'avais couvert un show de Dumas. J'avais posté un résumé de cette incroyable et mémorable soirée sur uzinamo, mais dans le cadre de la sortie de son nouveau Nos idéaux, en voici l'intégral. Alors Alors...
Après s’être enfermé
dans son laboratoire pendant presqu’un an pour y pondre plus de 40 chansons, le
brillant auteur-compositeur-interprète Dumas sort finalement de sa tanière pour
venir nous offrir le fruit de son imposant projet musical. Ce dernier se
produisait en spectacle le 18 février dernier à la Maison des arts de Laval. Intense.
Généreux. Électrisant.
Soucieux de bien réchauffer l’atmosphère avant
de monter sur scène pour nous livrer une prestation mémorable, le musicien originaire
de Victoriaville s’était assuré de nous laisser entre de bonnes mains. C’est
donc avec beaucoup de plaisir que j’ai découvert Boni Suba, une jeune formation
québécoise dont j’ignorais l’existence. Ces six musiciens très énergiques nous
ont présenté les chansons de leur tout premier album : un mélange de funk,
de rap et de rock. Une formation à découvrir.
Pièce de résistance
Si les derniers mois passés en quarantaine ont
été des plus productifs pour Dumas (cinq albums en mois de 365 jours, à savoir Nord, Rouge, Demain, Au bout du monde et Traces), son passage du studio à la scène est totalement réussi.
Parce que c’est vraiment sur scène que les créations de ce jeune trentenaire
prennent véritablement vie. « Ce sont vous les chefs d’orchestre ce soir », a-t-il
lancé à la foule de la salle de spectacle lavalloise à l’acoustique étonnant.
Miser sur la participation de l’auditoire, voilà une formule de Dumas maîtrise
à merveille. Et l’assistance a très bien répondu à l’appel en chantant et en
tapant des mains.
Facture rock
C’est ainsi, dans une ambiance chaleureuse à
souhait et à la mise en scène minimaliste mais efficace, qu’une vingtaine de
titres de son répertoire ont été livrés avec puissance dans un enrobage très rock et teinté de dub, au grand plaisir du public conquis dès ses premiers
riffs de guitare
Bien sûr, nous avons eu droit aux classiques Miss Ecstasy, Nébuleuse et J’erre,mais plusieurs titres provenant du dernier Traces, qui regroupe onze pièces
retravaillées de ses quatre derniers mini-albums ainsi que deux morceaux
originaux, étaient également au programme. Voici donc mes chansons préférées de
la soirée : Transsibérien express
mixée avec Mes révolutions (tout à
fait génial), Un train dans la nuit
(très rythmée), l’excellente instrumentale Capitale
du monde, Un jour sur terre
(hallucinante), Le bonheur (reggae et dub), Au gré des saisons (entraînante), la
beatlesque 13, Quelque part (jouée en acoustique au rappel) et Linoléum (envoûtante).
Enfin, on ne peut passer sous silence, les
performances exceptionnelles des musiciens qui l’accompagnent sur scène :
Jocelyn Tellier (à la guitare), Alexandre Dumas (à la basse) ainsi que
Marc-André Larocque (à la batterie). Un band
solide qui a su métamorphoser les pièces de Dumas avec brio.
in all honesty, it took me a few listenings to get into the SPIRIT of
the new Depeche Mode record.
don't get me wrong
here: i am a huge fan, ever since they dropped their first ever song on the DM
planet.
and i have seen
them live so many many times...
but again it took
me a couple of takes to fully appreciate the 14th studio album (27 years after releasing the groundbreaking Violator) of
these electronic music pioneers.
i had heard that the record was going to be a dark one, so i had anticipated that the minimalism of Delta Machine's acid-synth riffs were going to be served up front again to be part of the gloomy atmosphere, i had wished for more upbeat and pure electronic DM tracks à la World In My Eyes.
but overall SPIRIT is a pretty damn good record : the two first tracks Going Backwards (with Martin Gore's classic DM backing vocals near the end of the song making it a totally vintage tracks) and Where's the Revolution (dark, hypnotic and oh so rebellious) are amongst the album's finest tracks. As far as Scum goes, it recalls of The Dead of Night from Exciter. You Move is pretty fucking catchy too. Then, unfortunately, the album falls a bit flat with Cover Me, Eternal and Poison Heart, before delivering what probably stands as the CD's best track: So Much Love.
on the whole, SPIRIT brings a fresh new set of songs to the DM discography and proves that the electronic trio still has what it takes to bring refreshing ideas to the table, providing strong songwriting and instrumentation in the process, although the album could have used a couple of interlude cutting-edge avant-garde instrumentals (the latest Martin Gore MG provided such cool shit) like DM has managed to do on previous musical efforts to bring another dimension to the bouquet of tracks. Guitar wise : we are in Songs of Faith and Devotion and Ultra territory... In terms of energy, it recalls of the vision behind Violator...
finally, two thumps up to photographer Anton Corbijn for the ultra inspiring cover, which fully transcends the concepts behind the album : revolution, rebellion, the sense of urgency and marching as one in despair to protest against the system... Get your hands on the Deluxe edition here (on iTunes).
Bouillon de kulture : Top 16 things 2 Know about Drake's Summer Sixteen Tour Stop in Motherfucking Montreal (October 7, 2016) (58)
16- U cannot even begin 2 imagine the number of fans who came 2 the show with a Drake t-shirt (Revenge for example) or hoodie, or the amount of people that bought one that night... At a minimum of $30 a pop, it's just insane!
15- I saw lots of parents who came with their kidz 2 give them a chance 2 watch their first concerts. Simply amazing...
14- I have 2 admit that the opening acts were a bit 2 freaking long, but Drake's performance was worth every penny. Generous. Engaged. Energetic.
13- Young women made it a point 2 show as much flesh as possible below their black chocker necklaces (out and about)... Hard 2 stay focused sometimes with all those distractions... Fuck!
12- Of course, social media played a huge part throughout the nite: posting a gazillion pictures and selfies on Facebook, Instagram, Twitter and Drakechat (Oups... Snapchat).
11- It was amazing to see all those young fans chanting and dancing, listening to one of their idol's urban motherfucking beats... It made me reminisce about how muzik played a big part while growing up... So inspiring!
10- There was not one person (except me ;-)) who did not know all of Drake's lyrics by heart. Powerful.
9- Visual effects were pretty amazing, especially all those mechanical ballons going up and down in the air and being lit by different bright colors. I loved the pink ones during Hold On, We're Going Home. Stunning.
8- Future gave a very energetic performance.
7- I was a little scared when it was time to pass with our tickets, since it was the first time that I purchased stuff on StubHub, but everything worked out just fine. Thank God!
6- I was very happy with our seats... We were surrounded by ecstatic fans... My son was one of them...
5- Although Rihanna was not there on stage to perform with Drake, their duets were pretty well rendered. Work work work work work work / Dirt dirt dirt dirt dirt dirt... Amazing.
4- Drake did not look at all like someone who was injured and about to stop his Summer Sixteen Tour 2 recuperate. Hey Montreal, we were pretty lucky. Timing is everything!
3- The album Viewswill be my next purchase on iTunes.
2- It goes without saying that Drake loves Montreal, but the important thing 2 know is that we love him back!
1- Drake is bigger than life right now... Fucking bigger than Jay-Z, Kanye, or even Pharrell...
Bouillon de kulture : Blackstar / David Bowie (RIP) (50)
Onde de choc ce matin en apprenant cette triste nouvelle à propos de la mort de David Bowie, moi qui avait mis la main sur Blackstar pas plus tard qu'hier soir. Impossible donc de ne pas vous en parler ce soir.
Pour ce 26e et dernier album, Bowie et Tony Visconti, ami et producteur de la première heure, ont affirmé avoir voulu sortir des sentiers battus pour cette dernière collaboration. Le pari a été remporté haut la main : Blackstar étant ce que Bowie a sorti de plus expérimental depuis Outside, son excursion dans l'univers rock-industriel à la sauce Nine Inch Nails.
Succulent. Hypnotique. Hallucinant. Avant-gardiste. Sombre. Intense. Révélateur. Sur Blackstar, Bowie fusionne jazz et expérimentations électroniques, en s'inspirant des nouvelles tendances du jour (Kendrick Lamar et Boards of Canada ont été des inspirations dans ce processus musical) pour se réinventer et montrer qu'il demeure des plus actuels et même en tête du peloton à 69 ans. James Murphy (LCS Soundsystem) a également participé à deux tracks, dont l'incroyable Sue (Or in a Season of Crime), qui rappelle l'époque drum n’ bass d'Earthling.
L'écriture des textes y est intriguante et des plus touchantes, et le recours aux textures jazz (Donny McCaslin) apporte une chaleur inégalée ainsi qu'une touche tout simplement fucking unique à ce superbe enregistrement.
L'expérimentale et pièce titre "Blackstar" (chanson-fleuve de près de 10 minutes) est tout simplement virale avec ses percussions hypnotiques; 'Tis a Pity She Was a Whore" offre des percussions énergiques et des lignes de sax complètement folles, érotique; "Lazarus" est probablement la pièce qui annonçait le plus sa mort, touchante, intriguante, le moment le plus fort de l'album; "Sue (Or in a Season of Crime)" track très rythmée, on sent l'urgence; "Girl Loves Me" l'écho de la voix du début de Bowie, ça sent à la fois victoire et regret avec les mots répétés Where the fuck did Monday go? (il est mort un dimanche...); "Dollar Days" une ballade à saveur accoustique nous ramenant à l'époque Space Oddity; "I Can't Give Everything Away" une finale à saveur Bowie/moderne/pop, un adieu kaleidoscopik en feu d'artifice...
Cadeau pour ses fans. Leg. Testament. Blackstar est Bowie à son meilleur. We will fucking miss him!
Bouillon de kulture : The Pale Emperor / Marilyn Manson (44)
Marilyn
Manson se serait-il assagi un tantinet? Même si cette 9e livraison
délaisse légèrement le métal industriel auquel Manson nous a habitué au fil du
temps au profit d’une facture beaucoup plus ambiant-rock teinté de blues, ne vous détrompez-pas : The Pale Emperor reste tout de même dans
la palette de thèmes de l’artiste controversé. Côté sonore, l’album est servi à
la manière d’une trame sonore, rappelant sa récente association avec le
compositeur Taylor Bates (Californication).
Au final, l’approche de la cinquantaine nous offre ici un Manson plus
nostalgique, voire vulnérable. Une innovation mûre et réfléchie.
-30-
Muzik pairing:
En Boucle : Killing Strangers,
The
Mephistopheles of Los Angeles, The Devil Beneath My Feet
Bouillon de kulture : Music Complete / Life after Hook (New Order) (43)
I believe that Barry Walters of Rolling Stone magazine has fully captured the essence, the DNA of Music Complete, New Order's tenth studio album : Just as Curtis' suicide inspired his bandmates to reinvent themselves as New Order in 1980, Hook's departure frees them to create their most varied and substantial work in decades. Well said...
Brand New New Order
Let's just say that there are some luminous moments, some instant NO classics here, as if they had always been part of the band's catalogue : Restless, Singularity (classic Joy Division feel dipped in electronic flavor), Academic and Nothing But A Fool (pure joy, one of my favourite NO tracks in years).
Experiments In Sounds Tutti Frutti's disco mood has a killer chorus, thanks to La Roux's Elly Jackson, and the Italian man's voice heard on the cut brings a similarity to the one used on Fine Time (Technique).
But I have to admit that I could have done without People On The High Line, which could have been replaced with an instrumental song in the likes of Don't Do It (again from the Deluxe version of Technique).
Another high point on Music Complete is the impressing lineup of collaborators that it features. Apart from Jackson, Iggy Pop (Stray Dog) and Brandon Flowers (Superheated) help out in bringing the best out of this outstanding record.
Production wise : Tom Rowlands of Chemical Brothers, as well as Stuart Price also brought their talent to the table, bringing their newest electronic gears to the playground.
As far as the artwork is concerned, the amazing cover was created by long-time art director and collaborator, Peter Saville.
Back to the Basics
After the guitar-driven Get Ready, New Order returns to its roots with a more electronic sounding record, delivering their most achieved work since the flamboyant Technique. Tom Chapman does a great job walking in legendary bassist Peter Hook's shoes, and Gillian Gilbert returns in tip top shape. Music Complete sounds like classic New Order, while showing the world that they are still ahead of the game, producing a sound that is fresh and unique, incorporating their well-known signature of blending elements of pop, dance-rock, electronic and nostalgia... A triumphant return for Bernard Sumner and co!
Dans moins d'une semaine, New Order fera paraître son nouveau CD, Music Complete sous l'étiquette Mute.
Au cours des derniers jours, New Order a donc pris en otage mon iPod et c'est notamment Technique qui a joué en boucle.
Un des albums les plus accomplis de ce groupe phare. Un mix intéressant à la sauce Brotherhood, mais sur lequel la composante dance est accentuée comme sur les pièces Mr. Disco, Fine Time et Vanishing Point.
La basse percutante de Hook est délicieuse et il y a un mood mélancolique génial (Run et Love Less en sont des exemples lumineux) qui submerge les pièces de ce fantastique album.
Fusion parfaite entre guitare et électro.
L'édition deluxe propose une instrumentale hallucinante Don't Do It.
L'album
des dualités, de la féminité et de la maternité.
Pour faire suite au très viscéral et
charnel MA, Ariane Moffatt nous revient en splendide forme avec le
lumineux et ô combien personnel 22h22, le cinquième album (avec sa magnifique pochette aux couleurs
violacées) de l’artiste montréalaise.
Cette nouvelle livraison joue sur la dualité, à savoir son rôle de mère/son
statut d’artiste, la nuit/le jour, l’organique/le synthétique, le
piano/l’électro, le rêve/l’éveil.
La thématique entourant la toile de
fond de 22h22 (le titre du CD) est riche et est exploitée avec brio ici. 22h22,
c’est l’heure qui a inspiré Ariane à reprendre le chemin vers le studio
d’enregistrement et 22h22, ça représente également autant le couple que les
jumeaux qui sont au cœur de la (nouvelle) vie de la musicienne
multi-instrumentaliste. Le résultat? Un album-concept envoûtant qui respire le
bien-être et la sérénité, une palette muzikale injectée de dream pop, de
silences confortables et d’atmosfères ambient, avec ses nappes de claviers
d’une efficacité renversante. À la fois très différent et brillant. Étant moi-même artiste, j'ai beaucoup aimé la démarche derrière le retour d'Ariane qui se veut un tremplin d'inspiration pour toute personne qui mène plus d'une vie de front...
Mais avant de vous laisser avec un
petit guide piste-par-piste de 22h22, je souligne les manquements
suivants :
Comme j’ai trouvé beaucoup de
ressemblances avec le son de Depeche Mode, il aurait été intéressant comme DM a
fait par le passé d’offrir quelques pistes instrumentales qui, en gardant
l’essence sonore de l’album, aurait pu proposer quelques expérimentations
électro/ambient plus poussées comme seule Ariane sait le faire (genre intro/outro). Dans le même
ordre d’idées, un peu à la sauce de Hotel de Moby, des pistes
supplémentaires à saveur électro/techno/ambient auraient pu se retouver sur un 2e CD dans le
cadre d’une version Deluxe à tirage limité.
Également j’ai ressenti qu’il
manquait ici un tantinet de la densité et du groove de l’effort précédent MA (par exemple, les effets de voix au vocoder de La pluie et le beau temps).
22h22 : cette
pièce met la table de façon admirable pour la suite des choses. Les claviers new
age et les différentes pauses tout au long de cette piste sont succulents.
C’est sans contredit la colonne vertébrale de cette livraison.
Rêve :
musicalement, c’est le petit frère de Mon corps (MA). J’aime
l’ambiance onirique qui est installée ici.
Nostalgie :
une ode à sa nouvelle vie. Passage obligé. J’adore la section rythmique
(hypnotique) de cette piste et la saveur imaginaire de ses paroles.
Debout :
premier single de 22h22. Cette chanson est une belle lettre d’amour à Florence,
sa conjointe et mère de ses enfants. Une pièce dansante d’une efficacité
redoutable. Nos pieds s’agitent, c’est plus fort que tout, c’est comme ça…
Les tireurs fous :
ici Ariane montre un peu les dents à la lueur des récentes fusillades qui ont
fait la une des quotidiens (Ottawa, Charlie Hebdo, etc.). Elle essaie de
protéger ses enfants contre la violence qui ravage la planète. Le titre le plus
engagé de l’enregistrement. Efficace et touchant.
Retourner en moi :
pièce planante et minimaliste. L’enrobage des claviers est très intense avec un
beau crescendo énergique vers la fin de la piste.
Domenico :
chanson ayant comme thème l’itinérance. Retour en mode piano-voix qui offre un
pont intéressant dans la séquence des titres. Les claviers planants y sont
sublimes.
De mort à vivant :
belle prise de conscience par rapport aux deux petits amours qui garnissent
dorénavant son existence. La transition entre les rythmes (lent/rapide) est intéressante.
Miami :
autre titre hautement dansant de l’album, c’est sans contredit la toune la plus
pop d’Ariane à ce jour. C’est une espèce de blend entre du vieux Madonna et
Abba. Étrange et catchy, ça prend toutefois quelques écoutes avant de l’apprivoiser.
Matelots et frères :
Avec 22h22, un autre moment fort de l’album avec l’échantillonage des voix des
jumeaux ainsi que son piano expérimental. Riche et innovateur.
Les deux cheminées :
une autre piste qui joue avec la symbolique du chiffre 2. C’est autant
l’histoire d’amour du couple qu’un clin d’œil aux deux matelots et frères. Ses séquences de synthés sont trippantes.
Toute sa vie :
autre belle innovation que ce cœur magique constitué d’une cinquantaine de
voix d’internautes et fans. Un beau cadeau pour boucler la boucle.
-30-
Karnet 220 (c'est drôle, il y a beaucoup de 2 ici aussi...) / BOT 2015.1
Bouillon de kulture : À Paradis City / Jean Leloup (37)
On pourrait qualifier À Paradis City comme l'album de la renaissance.
Si Jean Leloup a jadis été mort, il revient définitivement à la vie ici avec ces dix tracks fichement bien ficelées. Brillant.
Renaissance oui, mais Leloup y traite également beaucoup de la mort, accompagnée de différentes sauces.
Ce 8e album du talentueux artiste traite de déprime, de douleur, de suicide, mais également de voyage, d'étoiles magnifiques et de flamants roses.
Dans le paysage musical et littéraire de cette nouvelle livraison, on rencontre un Jean en pleine possession de sa guitare, de sa plume, mais aussi de sa tête. Dans son ensemble, on le sent plus joyeux, plus serein, malgré la pièce Feuille au vent, qui expose au grand jour une certaine vulnaribilité et fragilité. Les textes et les arrangements musicaux sont à la fois riches et minimalistes (voix + guitare). Les arrangements de violons de la pièce Le roi se meurt sont juste fucking hallucinants! Mélancolie d'une beauté lumineuse.
Mais n'allez pas croire que Leloup a été dégriffé pour autant. La décadente Les flamants roses et l'hypnotique Petit papillon nous révèlent un Wolf au somment de sa forme. Du grand Leloup...
Le constat que l'on fait en écoutant ce superbe enregistrement est que les vignettes musicales livrées ici sont sous le signe de l'apaisement, c'est-à-dire que les moments de folie sont contrôlés comparaivement au Leloup d'antan.
Néanmoins, À Paradis City aurait gagné à emprunter dans l'univers plus expérimental du remarquable Mexico (à savoir Everybody Wants To Leave, La Mygale Jaune et Tangerine), un autre chef d'oeuvre signé Leloup (oups Leclerc , cette fois-ci) l'instant de quelques pistes. J'ai beaucoup aimé l'utilisation de sonorités électroniques ici et là qui viennent donner une belle texture au son généralement accoustique de l'album. On aurait même pu davantage garnir la facture à ce chapitre...
Le seul bémol, on aurait voulu davantage de chansons. Mais à y repenser à deux fois, c'est ce qui fait aussi sa force. Ce nouveau modus vivendi de Leloup a fait en sorte qu'il a usé de contrôle et nous en a donné juste assez pour nous mettre en appétit. Ce magicien a probablement plus d'un (autre) tours dans son sac. Une prochaine livraison bientôt? Nous l'espérons tous!
Enfin, Leloup est un parolier remarquable, un électron libre, un diamant rare du patrimoine culturel québécois et francophone. Son univers imaginaire ne cesse de nous surprendre et nous nous devons de faire briller encore longtemps cette pierre précieuse afin qu'elle puisse éclairer la noirceur de nos vies moroses... À se procurer absolument. On t'aime Jean!
Pistes incontournables : Willie, Les flamants roses, Petit papillon, Feuille au vent, À Paradis City, Voyageur.
Lecture, écriture et muzik sont mes 3 grandes passions...
Cette semaine, mon klin d'oeil back to the future, me ramène en novembre dernier, alors que je vous offrait le premier d'une série de karnets sur l'art du mix-tape... PLAY! C'est par ici.
MY DISK OF ZE WEEK! : Songs of Faith and Devotion / DM (8)
Avec mon récent trip musical depeche modien, il allait sans dire que mon Disk of Ze week était pour être un de leur discographie. Mais pourquoi SOFAD?
Parce que j'ai un attachement certain au volet live associé à l'égard de cet enregistrement.
Quelle expérience sensorielle extraordinaire de chanter à tue-tête Walking in My Shoes et In Your Room avec des milliers d'autres apôtres du groupe dans des salles de spectacle à l'énergie explozive! Sublime.
I'm hanging on your words Living on your breath Feeling with your skin Will I always be here
Côté klaviers, il s'agit de la suite logique de son prédécesseur Violator. Cet album représente également un exercice de style intéressant pour Dave Gahan et cie, Il semble qu'une tornade ait passé au sein du groupe entre le pont Violator/SOFAD : tout d'abord le look de Gahan (de coupe clean cut au look rocker, goatee, cheveux longs), puis les guitares très in your face de plusieurs des titres du CD.
Ce qui est intéressant ici est que ces éléments énumérés ici-haut cohabitent très bien dans l'univers sonik de cet enregistrement, ce qui nous prouve que DM a toujours su naviguer avec brio dans l'univers électro/pop/rock des temps modernes.
Pistes-vedette : Condemnation, Walking in My Shoes, In Your Room, Rush.
En 2005, l'album Hotel de Moby voyait le jour. Un de mes préférés du DJ new-yorkais.
Lancé en tirage très limité, un disk bonus Hotel:Ambient était proposé dans une version CD double du 8e album de Moby.
Malheureusement passé complètement sous le radar, Hotel Ambient propose de véritables bijoux de musique électronique ambient. Uniques. Avant-garde. Envoûtants. Uplifting.
En fait, ces tracks viennent consolider les racines musicales de l'artiste multi-instrumentiste, à savoir l'héritage de Philip Glass et Brian Eno et son côté davantage danse tel que npous le connaissons.
Incontournale.
Fait intéressant : cet enregistrement occupe à ce point une place de choix dans la discographie de Moby que le 16 décembre 2014, ce dernier (re)faisait paraître une version remasterisée de Hotel: Ambient contenant de nouvelles pièces ainsi que des pistes allongées.
Désolé, mais je suis en train de me faire un mix-tape de DM pour ma voiture...
Votre programmation habituelle reprendra demain... Karnet 69 / BOT 2014.2
Qui est Marilyn Manson? Une marque de vêtements? Un duo humoristique? Un insecticide? Aucune de ses réponses. Tout simplement un musicien underground illuminé fervent de bruits, de sexe et de sang qui décida en 1992, afin de se démarquer de la masse, de changer son nom pour Marilyn Manson. La combinaison de cette actrice américaine et du plus célèbre des tueurs en série a eu pour effet d’attirer l’attention quant à la dualité qui existe à l’intérieur du système des célébrités américaines. Avec Antichrist Superstar, son troisième album (les deux précédents étant Smells Like Children et Portrait of an American Family), cet écrivain-journaliste-poète a su créer un univers tout à fait déroutant qui se démarque de la tradition imposée par le genre. Son plus récent effort musical se veut un croisement entre la musique industrielle de Trent Reznor (le cerveau derrière Nine Inch Nails) et son propre style Glam qui caractérise si bien les deux albums précédents. Dès les premières notes, Antichrist Superstar sonne comme une tonne de briques tombée tout droit du dernier étage de l’Empire State Building. Les thèmes exploités par ce croque-mitaine sont comme à l’habitude la violence, le côté obscur de l'homme, la mort, la perversité de la chair, etc.
Les meilleurs moments de l’album: The Beautiful People, Cryptorchid, Deformography et The Reflecting God. Marilyn Manson est un artiste à surveiller. Génie ou psychopathe? Brebis de Dieu s’abstenir!
MY DISK OF ZE WEEK! : SOMETHING ELSE FOR EVERYBODY (5)
Devo n'a plus besoin de présentation. Bien plus qu'un simple band, c'est un concept en soi et chaque album est une véritable xplozion d'idées, une célébration de cet état d'âme punk, anti-conformiste et assez fucking loufuck merci.
En juin 2010, Devo offrait à ses fans son premier album en 20 ans : Something For Everybody. Une palette de chansons modernes, sans pour autant venir à l'encontre de l'ADN qui forgé cette joyeuse bande de fous/savants musicaux au début des années 70.
Parfait petit compagnon de SFE, Something Else for Everybody est une collection de raretés, démos et refus qui ont été mis au rancart par le focus group qui a décidé des tracks qui allaient voir le jour sur Something For Everybody.
Il y a de véritables petits bijoux sur cet album. Oui, on retrouve la recette qui a fait le succès de SFE, mais les gars de Devo sont allés creusés encore plus loin dans leurs archives de sons pour aller (re)trouver des sonorités qui nous ramènent à l'époque ô combien jouissive de Q: Are We Not Men? A: We Are Devo!, Duty Now for the Future et Hardcore Devo. Cette période riche en expérimentation des gars d'Ohio est en pleine effervescence, puisque Devo est présentement en train de faire une tournée de spectacles par le biais de laquelle elle est joue LIVE les chansons de l'époque de Hardcore Devo, Vol. 1 et 2.
En écoutant les 11 tracks de SEFE, on se demande pourquoi Monsterman,
On the inside, Think Fast et Raise Your Hands ne se sont pas frayées un chemin sur le 9e album studio de
D-E-V-O.
Fresh, comme le chante si bien la bande de Mothersbaugh, les pièces de cette collection devraient se retrouver dans les discographies de tous les fans du groupe...
Blogue de Marc Lajambe, a.k.a. Alfred Balcon et Maksim Jean.
Karnets/tribulations d'un écrivain en devenir, rédacteur, blogueur et nouvelliste. Koncept unik : le muzik pairing. Une track list ou une vidéo accompagne votre karnet pour imager ou supporter le texte...Du jamais vu! Bienvenue dans mon laboratoire...