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Saturday, July 28, 2018

Bouillon de kulture : CFAAVUNSSF (Dany Laferrière) (66)

Pas croyable, ça fait la XXième fois que je lis cette oeuvre magistrale de Dany sans jamais en avoir parlé sur mon blogue.Il était vraiment franchement temps de remédier à cette malheureuse situation... C'est qu'il faut lire Laferrière en temps de canicule, l'été, pendant les nombreux festivals qui s'offrent à nous; on ouvre la première page de son ce bouquin avec un vin rosé, puis un rouge corsé, puis un porto ou encore un rhum de la contrée de Bob Marley, en finissant avec un bon cigare! Aahhhhh...

Il y a de ces livres qui marquent la vie d'un lecteur et d'un écrivain (qu'il soit publié ou non). Parenthèse : hier soir j'ai eu le grand bonheur d'assister à la conférence À CŒUR OUVERT… 30 LIVRES PLUS TARD! de l'auteur qui racontait qu'il a toujours été écrivain même avant d'être publié et d'en vivre, ce qui signifie que ne devient pas écrivain mais plutôt qu'on nait écrivain.Il y a de ces titres dont on se souvient pour toujours. Il y a des écrivains qui sont des figures marquantes de la littérature contemporaine, toutes langues confondues.

Il y a.. Il y a...Il y a...

C'est que la première oeuvre de Laferrière a marqué et n'a pas fini de le faire, et ce, pour des légions de générations à venir. Un must de la littérature d'aujourd'hui. J'irais même jusqu'à écrire que si j'avais été capable d'accoucher moi-même d'un titre dont la portée est si grande comme l'a fait l'ami Dany je pourrais sortir les pieds devant sans regret, avec le sentiment d'avoir accompli quelque chose de plus grand que nature, quelque chose de Big avec un fucking B majuscule.

Comment faire l'amour avec un Nègre sans se fatiguer, c'est aussi un arc-en-ciel de références à la fois culturelles, musicales, de société; les chapitres se suivent à la fréquence d'un marathon, tous plus délicieux les uns que les autres (mention distinguées pour ceux portant les numéro 8 et 10). Rythme, couleur, odeur, senteur, saveur : tous nos sens y sont mis à profit, comme si on le lisait avec des lunettes 3D et en odorama...

Impossible de passer sous silence les dialogues qui y sont brûlants, et les personnages autant Bouba que le narrateur et la belle brochette de Miz (chapeau pour le délicieuz personnage de Miz Littérature) qui sont des plus jouissifs.
La narration y est contrôlée avec brio.Un génie bien calculé. Ironie, humour, sarcasme, regard sur notre les société ainsi que sur les rapports homme-femme, noir et blanc...tout ça encore d'actualité 33 ans plus tard (c'est d'une immortalité rare et incomparable, c'est comme le Christ qui est mort à 33 ans)...

Le mot de la fin : pourquoi ne pas en faire un édition/réédition spéciale pour son 35e anniversaire avec des notes manuscrites de l'auteur ou encore un chapitre inédit qui n'avait pas fait le cut original de la première publication. Ce serait fantastique. Vais bientôt poster une série de karnets à propos de la conférence d'hier : stay tuna!

Merci et long live Dany Laferrière...

-30-

Muzik pairing : toute la discographie de Miles Davis...


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Tuesday, July 10, 2018

Bouillon de kulture : Un ange cornu avec des ailes de tôle (Michel Tremblay) (65)

Lorsque ma soeur m'a parlé de ce titre — un livre qui célèbre la passion des livres — il était difficile pour moi de passer à côté, moi-même adorant l'objet du titre en question. J'avais le goût de me lancer dans cette belle aventure et ainsi découvrir les titres qui ont touché le parcours littéraire de Michel Tremblay. C'est ainsi que je me suis délecté des 12 tableaux de cette collection inédite et originale. Au passage, j'ai fait connaissance avec la mère de M. Tremblay et ses tantes.

J'ai été conquis par la passion de Michel pour les livres : le fait qu'il dorme avec ses bouquins entre autres. Ses nombreuses visites à la bibliothèque ont été des plus inspirantes. La sélection des livres qui ont marqué l'auteur est également très intéressante, de Tintin à Jules Verne, en passant par Saint-Exupéry.

Inspirant.

Un must à découvrir...

Le mot de la fin : j'ai dans ma collection Contes pour buveurs attardés et La cité dans l'oeuf (que j'ai partiellement parcouru) et le fait d'avoir lu ce titre m'a inspiré à découvrir également ceux-ci.

-30-

Muzik pairing :

 Celebrate - Shadow Party

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Sunday, March 18, 2018

Bouillon de kulture : Vu d'ici (Mathieu Arsenault) (64)

L'urgence de son Album de finissants m'avait beaucoup plu et j'ai dévoré VDI avec le même entrain la même passion même concept même règle stylistique même contenu hors norme avec ses percutants accouchements de mots sans ponctuation mais les mots cette fois-ci portent sur des réalités différentes le précédent sur le je-m'en-foutisme scolaire de nos jeunes alors que le prézent sur la nappe lépreuse de nouvelles qui enkombrent notre triste quotidien ce qui est passionnant sur VDI c'est de découvrir à kel point Mathieu Arsenault possède une konnaissance-kulture jurassicparkienne et qu'il maîtrise l'écriture sous toutes ses coutures qu'il sait écrire sur tous les sujets avec la même brûlante passion la même plume acérée la même fucking énergie contagieue le même slam revendikateur la même nostalgie post-Testament (VG).

-30-

Muzik pairing :

Blackstar - David Bowie 

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Saturday, December 30, 2017

Bouillon de kulture : Album de finissants/Mathieu Arsenault (62)

récit en fragments / sans fucking ponctuation / véritable slam sur papier / album de finissants / c'est mettre la main sur un album qui n'est pas le nôtre / avec toute la révolte exprimée par les ados qui y prennent part / blazés par l'école / blazés par la vie / noyés dans le déchirement social et scolaire / hypnotik / hallucinogène / urgence / konfession / grammaire / enfer / délire / fuck school / sex, drugs and maths / quelques tableaux musts : une belle catastrophe (p. 51) / au clair de o (p. 90) / fantôme fashion (p.95).

-30-

Muzik pairing :

North American Scum / LCD Soundsystem

BOT 12.2017 - 23 de 33

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Friday, July 21, 2017

Bouillon de kulture : Pépins de réalités (62)

Pour son 14e livre, Michel Vézina a choisi le titre Pépins de réalités, tiré d'un poème de Jacques Prévert.

PDR est une espèce d'autobiographie se balladant entre le roman, l'essai, la chronique, la réflexion ainsi que la poésie...

Vézina nous offre ici un carnet comme lui seul sait le faire, mettant à profit ses nombreuses expériences de vie (punk, clown, écrivain, rédacteur en chef, chroniqueurm critique, foodie, jouisseur de la vie, etc.).

Tout est remis en question ici : sa vie, l'écriture et sa forme, ses projets passés et futurs.

Une écriture unique : urgente. brut. moderne. contagieuse.

Éternel penseur et artiste, Michel Vézina nous présente entre autres ici les diverses étapes qui ont mené aux lancements de sa librairie ambulante, Le Buvard, ainsi que du Salon, Pub-Librairie... Impressionnant.

La fin du bouquin est une véritable cascade menant vers la naissance de ces entités littéraires : on s'y sent comme chez nous et ça donne le goût d'aller y faire un tour de rencontrer des écrivains extraordinaires de boire de lire de bouffer d'acheter un tas de bouquins uniques et précieux de rester pour un autre verrre pis un autre verre pis un autre verre pis un autre...

Passionnant. Exultant. Inspirant. Tous les carnets sont meilleurs les uns que les autres, mais ceux de la fin sont particulièrement délicieux...

PDR semble être un tremplin vers de nombreux autres titres et projets qui pourraient être en chantier au moment de lire ces lignes. Enfin, on espère pouvoir lire une suite à ce bouquin qui sera un carnet de l'évolution du Salon, des rencontres qui y seront faites et des projets et réflexions qui en découleront.

Salut Michel et merci pour cette collection de textes musclés.

-30-

Muzik pairing :

Cosmos - Murcof





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Wednesday, March 29, 2017

Bouillon de kulture : Ma vie littéraire stand-up (61) (billet de presse)


 je ferme les yeux j'ouvre les yeux / noirceur totale / je ferme les yeux j'ouvre les yeux / mathieu arsenault se tient seul sur la scène du théâtre la chapelle / seul dans l'arène / avec un micro / avec un spot braqué sur lui / avec comme seule arme / sa mémoire / sa passion / son t-shirt de vickie gendreau avec ses lettres qui flashent / doré motherfucking métallik / son inépuisable talent / 45 minutes / non-stop / mathieu a écrit son livre / puis il a décidé de le mémoriser / et de nous le slammer dans le front / dans un débit digne d'un rap d'eminem / à la vitesse de la lumière / 45 minutes de pur délire / délicieuse décadence / à un certain moment j'ai eu le goût de lui lancer ma bouteille d'eau afin qu'il puisse boire un peu faute de respirer / eh oui la narratrice de son roman c'est fucking vickie gendreau / en âme et en mots / tout y passe dans son show / l'industrie du livre / le salon du livre / les jeux vidéos / la paresse / la vie sans vickie / les lancements de livres / le slam / la dé-évolution / être publié / ne pas être publié / mourir avant le temps / se suicider à temps partiel / stand-up / fist-fuck / laptop / maudite poésie  /  lapdance / BPM / bière et punk / me suis acheté un livre de la relève en attendant le début du show / cool truc mathieu / mais comment peut-aller dormir après pareil tsunami de mots / facile : on écrit / je ferme les yeux j'ouvre les yeux / je suis la vie littéraire..

jusqu'au 31 mars 2017


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Muzik pairing :

Disco Science - Mirwais


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Monday, September 05, 2016

Bouillon de kulture : Journal d'un écrivain en pyjama (Dany Laferrière) (56) (service de presse)

Si l'Art presque perdu de ne rien faire était tout indiqué pour une lekture, emmitoufflé au chaud tout en méditant près du feu, Journal d'un écrivain en pyjama, ce 20e livre de Dany Laferrière, est un bouquin à lire sur la plage, car il incite décidément à bouger.

C'est après 30 ans d'écriture que Laferrière se décide à nous offrir cette collection de 202 courtes chroniques constituée de suggestions, de trucs techniques, de propositions, de défis, d'anectodes et de méditations, le tout articulé autour de son combo favori : lire/écrire.

Oui, « le pyjama est un étrange habit de travail » qui va comme un gant à cet écrivain chevronné.

Les textes y sont lumineux et inspirants. Lorsqu'on ouvre ce bouquin, on a l'impression d'être téléporté chez Laferrière, dans son salon. C'est comme un discours entre chums qui trippent sur la lecture et l'écriture, autour d'un bon pichet de blonde...

Véritable nourriture pour l'âme, ce magnifique bouquin est à la fois une célébration de la vie...

À la fin de chaque entrée figure une courte méditation, un peu comme le message que l'on trouve dans un biscuit chinois à la fin du repas, et ces courts messages ont un impact aussi fulgurant que leurs textes cousins qui, eux, ont plus de consistance. Voici quelques exemples :

- Écrire est d'abord une fête intime (après texte no.7);
- Visez le coeur du lecteur, même on sait que c'est avec sa tête qu'il lit (après texte no. 12);
- Si vous ne notez pas tout de suite cette idée que vous venez d'avoir, vous risquez de l'oublier, car la mémoire est une secrétaire qui prend congé quand elle le veut (après texte no. 25);
- Quand vous cherchez depuis un moment à décrire la pluie qui tombe, essayez: il pleut (après texte no. 111).

En ce qui concerne les chroniques proprement dites : j'ai particulièrement adoré les no. 2, 3, 4, 7, 36, 74, 90, 143, 178; et j'en passe...

Un livre intoxicant qui plaira aux amants des mots... Lire pour mieux écrire!

-30-

Muzik pairing:

Paisley Park / Prince



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Tuesday, August 16, 2016

Bouillon de kulture : Le guide des bars et pubs de Saguenay (Mathieu Arsenault) (55)


suis sorti dehors ce midi. pour prendre l'air. pour écrire. j'ai lu ce midi le guide de mathieu d'une traite. boom! avec la même urgence qui a été déployée pour l'écrire / j'ai dévoré ce petit bouquin de moins de 100 pages avec un intérêt soutenu : la prémisse du projet me titillant tout le soul comme une incontrôlable érection matinale. écriture en directe. écriture automatique. écriture expérimentale. drama king / écrire sur les gens, parmi les gens et pour les gens : véritable kommunion littéraire / autopsie lexikale : en pages de gauche un essai, en pages de droite des poèmes et tout au centre, nous, le lecteur; le tout s'unifiant comme deux corps suintant entrelacés par une chaude nuit sauvage au plein coeur de l'été / le comment, le pourquoi... le ying, le yang... les matériaux, la construction / mathieu arsenault s'approprie ici le bar, lieu de débauche par prédilection, comme table de travail itinérante, le temps d'un projet littéraire uniquo-moderne qui dresse le portrait du fêteux d'aujourd'hui et de son modus operandi / petit livre, grande réussite / drunk poet society / le téléphone intelligent est une arme redoutable, u know!


-30-

Muzik pairing :
love for sale (talking heads) / waiter! (french b) / zoo station (u2) / too drunk to fuck (dead kennedys) / secret agent man (devo)

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Saturday, August 13, 2016

ONE THOUSAND POST ON UZINAMO: Bouillon de kulture : Zen in the Art of Writing (Bradbury) (54)

Today my friends, I share with you a very important blog post, one that holds a special meaning in my heart.

A post celebrating the 1000th occasion I have taken the time to sit down at my desk (or in my car, or anywhere else in the world for that matter) to address myself to you dear followers through this unique and amazing platform.

I did not realize it until now, until I am writing these very words, but the book that I am about to talk to you about is somewhat like my second Bible. I have read it so many times and I continue to learn from it and appreciate it every time I open it. Needless to say, this exuberant publication is from MY all-time favorite author, Ray Bradbury.

Zen in the Art of Writing is so much more than a how-to guide for the would-be writer: it is a celebration of the art of writing itself with its amazing collection of tips, anecdotes, reflections and secrets that will inevitably inspire the author in you...

So, let's begin, shall we. Following a breathtaking preface, ZITAOW is divided in 10 fantastic chapters (I will only comment on 9, leaving out ...On Creativity).

1- In Joy of Writing, Bradbury begins his journey with two words that have a really special correlation between them: zest and gusto. He explains how these two very important tools are essential in a writer's make-up. How can we, writers, pretend to do our work without fun, passion, love, and excitement?

Ignite, explode, disintegrate in hope that your joy will seek and find others in the world who, reading your story, will catch on fire too...

 2- Run Fast, Stand Still, or, the Thing at the Top of the Stairs, or, New Ghosts from Old Minds    This is such a fascinating chapter. The one with the word lists. This has to be my favorite part of the book. Bradbury wrote titles on a blank page, and hour later a brand new fresh story was born. Bradbury explains that he wrote a thousand words a day, every day from the age of twelve on. Fueled by this word-association technique, he has been one of the most prolific writers who ever walked the Earth.

 3- How to Keep and Feed a Muse  Everyday we eat and drink. We also nourish ourselves with sounds, smells, images, and textures. So, the Muse, feeding on all these items that are stored in our minds, inspires us in our writings. But the secret in not only to find our muse, but to feed it and keep it in tip top shape. One of Bradbury's solutions : write a thousand words per day, every day, thus keeping the doctor away... Read, write, breathe.

 4- Drunk, and in Charge of a Bicycle  In this chapter, Bradbury talks about his passion for monsters, skeletons, circuses, carnivals, and, of course, the Red Planet, Mars. He tells us never to let go of what makes who we really are, no matter what age. If not, there is no fun, no zest, no gusto, no flavor. He recollects the amazing story of his Buck Rogers comic strips collection: how his friends made him throw it away because of embarrassment and how he went back to collecting them, sending them all to Hell. He also tells us about his strange and uplifting encounter with Mr. Electrico, and how that also changed his life forever. And, lastly, he brings example about how the stories built up in his mind based on his passions.

5- Investing Dimes : Fahrenheit 451  From 1941 - 1950, Bradbury had done most of his typing in the family garages, but when his girls got older he needed his own place to write all his wonderful stories. This chapter tells us about how/where he wrote F451 in the typing room in the basement of the library at the University of California (Los Angeles), surrounded by millions of words and books.

What a place, don't you agree, to write a novel about burning books in the future!

6- Just this side of Byzantium  Dandelion Wine is a book about growing up, and this chapter tells us more about his word-association process.

7- On the Shoulders of Giants  Why in the past was fantasy and science fiction neglected? And who is responsible for the change? The students. The young people. The Children. Thus, for the first time ever in the history of art and teaching, the students have become the teachers. Bradbury genuinely illustrates the change and how this transformation took place. How the pyramid shifted...

8- The Secret Mind  This chapter is about adapting Bradbury at the theater. His own questionings about it and the reverse of the old tale.

Everyone except me is having fun adapting me! How come?!

9- Zen in the Art of Writing  Educate yourself about the art of writing. Feed your passion with easy guidelines. Up your game. WORK. RELAXATION. DON'T THINK. Love yourself and your writing...

There you have it... My very own appreciation of a book that inspires me every time I look at its cover  imagine what happens when I actually open it... for I know of its content. I know how it can nourish my soul and make me want to become a better writer because of it.

God bless Mr. Bradbury, the catalyst, wherever u are! 

-30-

Muzik pairing :

The Fly / U2

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Thursday, March 17, 2016

Bouillon de kulture : Achtung Baby (U2) (series 33 1/3, book no. 49) / Stephen Catanzarite (52)

Image result for 33 1/3 Achtung BabyI was always intrigued by the amazing book series 33 1/3. Achtung Baby being one of my all-time favorite records, it was only logical that no. 49 would be my first experience with this great collection of music books. These prints make a great piece of art in any library...

Although I never expected Achtung Baby to go into that direction, I was amazed by the way it turned out.

Despite the various allusions to religion on AB (Until the End of the World, for example), who would have imagined that behind the prophetic album by Bono and friends there would be such strong reference to Adam and Eve, the Creation of Humanity and the Fall of Man.

This book was great and I enjoyed every word of it. Catanzarite's musical descriptions of the various tracks were captivating.

To me, Achtung Baby, with its industrial vibe, modern feel and electronic textures, represents a very important milestone in U2's discography and helped establish/define the Dublin group and a SUPER band!

My next 33 1/3 will be Freedom of Choice (Devo)...

-30-

Muzik pairing :

Ultraviolet / U2


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Tuesday, January 26, 2016

Bouillon de kulture : Drama Queens (DQ) / Vickie Gendreau (51) (servicede presse)

J'ai lu DQ avec la même urgence que Testament. Dans le fond, les deux s'apparentent drôlement : on y parle de la mort, et de la vie par ricochet.

Le thème y est tout aussi noir (un peu plus brun, je dirais cette fois-ci).

Elle parlait elle-même de ce livre en disant que contrairement à son premier, elle y était vivante...

N'allez pas penser que l'écriture y est plus rose pour autant (couverture trompeuse tsé), car elle nous parle de ses symptômes, de sa maladie, de ses médicaments, des ses angoisses, de sa mort annoncée, de son caca, etc.

La nouveauté de taille (à part le vibrateur qu'elle tient dans sa table de nuit - une fille équipée vaut mieux que deux tu l'auras) dans sa démarche réside dans l'ajout de ces fantastiques vignettes, agissant comme de petits scénarios tordus et déroutants et qui apporte une dimension toute nouvelle à son oeuvre. Béton.

Poignant, dark, dérangeant, percutant, dramatique, lumineux : DQ est un autre grand coup du trio Gendreau/Arsenault/Quartanier.

Mais la plus grande tristesse qu'apporte DQ est de ne pas trop savoir s'il y aura un prochain roman signé Gendreau dans lequel croquer comme dans une pomme sucrée...

-30-

Muzik pairing :

Atomica - David Bowie

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Tuesday, December 22, 2015

Bouillon de kulture : Foglia L'Insolent (49) (service de presse)


Contrairement à ce que certains croyaient, Foglia l'Insolent de Marc-François Bernier n'est pas un recueil de chroniques du journaliste québécois le plus marquant des 50 dernières années.

Il s'agit plutôt d'un essai qui retrace le parcours biographique de Foglia, le tout décliné en 20 chapitres qui se présentent comme autant de facettes du plus célèbre carnetier du quotidien
La Presse (L'immigrant, Le lettré, Le cycliste, etc.).Mais avant de tomber dans le vif du sujet, sachez que Foglia a écrit 4 300 chroniques réparties sur 38 ans, ce qui représente 4,4 millions de mots. WOW!

Ce fantastique bouqin de 352 pages est le fruit d'une recherche poussée et détaillée de l'oeuvre du journaliste d'origine italienne (mais qui a grandi en France). Le commencement du livre relatant les premières années de sa vie en Europe est impressionnant, tout comme ses débuts comme typographe avant d'arriver par erreur à Montréal. C'est là qu'il deviendra journaliste sportif, puis... the rest is history.

Les fans de Foglia se délecteront de tous ces chapitres qui présentent les divers visages de ce grand homme de lettre. Tous les extraits de ses chroniques présentent bien le travail de ce journaliste qui a su à la fois choquer et émerveiller son lectorat. Il est impressionnant de constater toutes les dualités qui gravitent autour de ce personnage coloré : un séparatiste et athée qui monte sa tente dans un média, propriété d’un fédéraliste et catholique. Incroyable.

Son style, sa plume, ses insultes, ses critiques de ses fellow journalistes, ses anectodes, ses écarts de conduite, ses métaphores, ses prises de becs, ses coups de coeur, ses coups de gueule... fucking génial! Le chapitre à propos du vélo est solide.

Quant à l'aspect de la présentation de ses chroniques, il est clair qu'on aurait aimé en obtenir davantage entre les deux couvertures, étant donné que Foglia n'a jamais publié de collection de ses moins pires textes (mis à part celui sur le vélo, dont je parlerai dans un autre karnet).

Une chose qui me frappe est de ne pas savoir exactement ce qui a provoqué ce coït interrompu de la part de Foglia. Pourquoi avoir stoppé de façon aussi subite. Et lui qui écrivait tellement, comment est-ce qu'il peut passer du chroniqueur le plus célèbre du Québéc à homme à la maison, sans que l'écriture lui manque. Il aurait été génial d'inclure dans ce bouquin une chronique post-retraite.

Un must pour tout amateur de lettres, de vélo, de chats, de bonne bouffe, d'écriture, de politique, de religion, de la vie et de Foglia, quoi!

Foglia l'insolent, Marc-André Bernier, Édito, 352 pages.

-30-

Muzik pairing :

Night and Day - U2











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Saturday, December 12, 2015

Bouillon de kulture : FAIMS / CIRKUS SENÉKALUS (47) (service de presse)

J'ai terminé Faims, le tout dernier Senécal, pas plus tard que mercredi dernier soir. Après la défaite du Canadiens 1-3 face aux Big Bad Bruins, j'ai décidé de rester debout un tantinet plus tard, ne me restant que quelques pages à terminer à la plus récente brique senécalienne.

Je vous affirme que j'ai beaucoup aimé. J'étais content de voir Patrick revenir au style noir et obscur pré-Malphas.

Sombrer dans le vice
J'ai beaucoup aimé l'intrigue policière, que j'ai trouvée très bien ficelée. Faims tire d'ailleurs davantage du thriller que du roman d'horreur comme tel. Cela dit, il ne manque pas de sensations fortes dans ce bouquin, et l'aspect meurtre/horreur de l'intrigue est très bien amené par Misteur Senécal.

Humanus Circus
Une des forces de Faims réside dans l'accouchement très réussi de tous ces personnages marginaux et assez fuckés qui forment ce mystérieux Humanus Circus qui vendra perturber la petite ville tranquille (et en général archi moche) de Kadpidi. Chapeau pour ces courts chapitres qui viennent présenter ces 7 bêtes de cirque. La longue description du premier show est impressionnante et met bien la table pour le reste. On aimerait d'ailleurs en avoir un peu plus, par exemple le dernier soir aurait pu être élaboré davantage.

La Reine Rouge is back!
Autre item digne de mention : le tour de force de ramener Michelle Beaulieu et de lui donner une autre vie au sein de cette troupe d'étranges. Ingénieux et très réussi : elle y fitte à merveille et, à la page 233 (du format hardcover) pendant son interrogatoire lorsque Regina balance au policier Joël Leblanc : Y a pas si longtemps, t'aurais même pas te rendre jusqu'à moi sans que je t'en donne la permission! Y a pas si longtemps, j'aurais pu te transformer en jouet! Y a pas si longtemps, tu serais en train de pleurer devant moi en me demandant pardon!, j'ai carrément eu la chair de poule tellement cette scène était puissante et d'une efficacité redoutable. Idem pour les meurtres assez fucked-up du couple (Kevin et Corinne) pendant l'épisode charnel mettant en vedette Sarratou et Markitos (pages 400-401).

Tout le monde ment... 
Faims se veut une vaste réflexion sociale. Le bouquin traite des pulsions de l'être humain (certaines sont refoulées, démenties alors que d'autres pleinement assumées). Le magnifique personnage de Francus sera d'ailleurs le chef d'orchestre de l'émanticipation de ces divers appétits bizarres (violence, luxure, excès, etc.). Qu'on le veuille ou non, tout le monde ment...

Encore Faim
En tournant les pages de Faims, on se pourlèche de la descente aux enfers des habitants de Kadpidi (le nom de cette ville vient d'ailleurs d'une expression abénaquise : Kadopidid, qui signifie Nous avons faim (page 522). Nous sommes autant coupables que le reste de la population de cette ville : nous vivons l'horreur par procuration, et nous nous régalons de tout le mal qui nous est balancé en plein visage par l'auteur québécois.

Sauf (et il y a bien sûr un sauf) qu'après l'arrestation du meurtier au rateau et lorsque Joël rencontre Marie-Eve pour mettre un terme à leur idylle, je me suis mis à réfléchir : Shit, cette histoire qui a été si noire ne peut tout de même pas d'un seul coup se terminer pour une fin toute rose. Ils vont pas nous faire ce coup-là! Une fin hollywoodienne? No fucking way!

Et j'ai continué de lire et j'ai beaucoup apprécié le twist à propos d'Émilie (leur fille), mais l'arrivée du party pour les 50 ans du policier m'a à nouveau traîné vers le bas. I wanted more...

J'avais encore Faim!

BANG! Et c'est à ce moment que Senécal aurait nous fracassé l'esprit avec une finale des plus surprenantes. Par exemple, il aurait fallu que la bonne conscience de Martine (la vétérinaire et épouse du policier) soit beaucoup plus éclaboussée. Sans savoir de qui ça provient, elle aurait pu recevoir pendant la fête un texto l'invitant à aller retrouver un amant à l'hôtel (enfin) et pour Joël, ce dernier aurait pu recevoir un coup de téléphone du poste de police l'informant qu'un autre meurtre a été découvert, question de prouver que tout n'est pas terminé en dépit du départ du cirque... De toute façon, comment cela pourrait-il être possible que tout rentre dans l'ordre si rapidement... Il y a certainement d'autres habitants qui ont été envoûtés par le Humanus Circus et qui passeront à l'acte pour satisfaire leur appétit...

Enfin, ce 17e roman de Senécal est des plus réussis. L'utilisation du thème du cirque est fascinante. Les référence sexuelles y sont intéressantes, mais il y aurait pu en avoir plus. Un excellent moment de lekture. Tout cela me donne le goût de relire Le Vide et Hell.com...

Note : impossible de passer sous silence la superbe couverture de l'artiste Jean-Michel Cholette.

-30-

Muzik pairing : 

We're a Happy Family - The Ramones
Disposable Teens - Marilyn Manson
Hungry Like The Wolf - Duran Duran
With Teeth - Nine Inch Nails
From Your Mouth - God Lives Underwater
L'eau Rouge - The Young Gods
Torture - The Cure
Down in the Park - Gary Numan
The Dead of Night - Depeche Mode
Smells Like Teen Spirit - Nirvana

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Wednesday, November 04, 2015

SIX DAYS OF HALLOWEEN / DAY 6

Image result for Aim at the Head zombie poetry bookBOUILLON DE KULTURE / AIM FOR THE HEAD REVIEW (PRESS COPY)

While Halloween has been dead for a few days now, the undead have never seemed more alive.

In this funny, creepy, shocking Write Bloody collection of decadent prose, a bunch of zombie poets have delivered some brilliant piece of slams and spoken-word shit, all based of the brain-hungry culture.

A must read.

Here are some of my favorites:

-The Citizen Test for The UUSA (United Undead States of America) : simply hilarious;
-10 Things You Didn't Know About Being A Zombie : hits home;
-Zombie Classifieds : pure genius;
-Sexy Zombie Haiku series : deliciously juicy.

For other cool stuff, visit www.firebox.com.

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Muzik pairing :

Tom Baker - The Human League

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