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Tuesday, September 24, 2013

Station 2 Station : cocktail de rêves (8)



Métro Jean-Talon.
Plusieurs voyageurs débarquent. Enfin, une place m’asseoir (et lire en paix).
La froideur de ce matin de septembre en a surpris plus d’eux et les transformations vestimentaires en lien avec ce changement climatique sont déjà observables : on a troqué
les gougounes pour les bottillons (il était enfin temps) et plusieurs foulards et mitaines se
sont même pointés le bout du nez…
Dame Nature nous réserve probablement des milieux de journée beaucoup plus chauds,
mais pour ne pas geler le matin, il faut immanquablement s’habiller plus chaudement.
Mon popotin est finalement en place sur le banc de plastique qui s’est libéré pour moi.
Je me replonge dans ma lecture en un temps record. Je dévore chacun des mots que
William S. Burroughs a jeté sur papier dans le cadre de son délicieux
My Education : a Book of Dreams.

 
L’auteur nous parle ici de ses rêves avec une précision ainsi qu’un rythme des plus
hallucinants, si bien que les images de toutes sortes qui sont projetées derrières mes
organes oculaires, à la manière d’un véritable diaporama, inondent mon esprit déjà fertile
de nature. Un peu comme si parallèlement à la lecture, des croquis semblables aux peintures
de Dali prenaient vie dans ma tête… Sublime. Enivrant. Étourdissant.
La voix robotisée de la STM annonce la prochaine station de notre parcours : Sherbrooke.
Je sers mes lunettes dans mon sac beaucoup trop lourd pour ma pauvre charpente,
me prépare tranquillement à me lever pour affronter la horde de passagers qui se
bousculeront à la croisée des lignes et lève mon regard vers la personne qui se
trouve tout près de moi.
A ma grande surprise, ma voisine à la chevelure blonde porte un joli fourre-tout sur
mon épaule. Sur ce dernier, on peut y voir toutes sortes de dessins aux couleurs vives accompagnés de mots en association : pencil, camera, care, toothbrush, music, etc.
Ces derniers se frayent un chemin dans mon cerveau hautement sollicité par ma
lecture matinale. Ces nouveaux ingrédients se mêlent aux autres et s’activent dans
la confection d’un délicieux cocktails de rêves…
Un matin coloré des plus inspirants, bref.
 
-30-
 
Muzik pairing :
 
Hotel (disc 1) - Moby

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Thursday, September 19, 2013

Fricassée de futilités - no.10

acheté : l'album (remastered) Replicas de Gary Numan sur eBay. Un classique. En passant, Numan va sortir un nouvel album cet automne intitulé Splinter. Que de souvenirs, cet artiste!

vu : sur YouTube le vidéo Reflektor d'Arcade Fire. Wow! J'aime la toune et le vidéo aussi. Tellement hâte d'entendre le reste de l'album.

écouté : en boucle Hesitation Marks de NIN. Quoi que le monde en dise = j'adore de plus en plus l'album...

mis : la mis sur un nouveau iPod. Acheté usagé d'un ami, c'est un Touch. Un peu moins de mémoire (16 GB versus 20 GB), mais au moins il fonctionne. Vais en avoir besoin cet hiver pour me mettre de la musique de fond (Miles Davis, Murcof, Mozart, ambient/instrumental de Moby et NIN) pour plancher sur mon roman, Chaos.

(presque) terminé : la lecture de Autoportrait de l'auteur en coureur de fond de Murakami. Fuck que c'est bon. L'auteur japonais nous présente dans ce brillant et lumineux essai deux de ses passions : l'écriture et la course. Un must.

manqué : le deadline pour l'appel de nouvelles érotiques (spécial X-mas) pour La Musardine. Oh well, c'est plate mais c'est la vie. Il y en aura d'autres...

fait : des démarches pour visiter la galerie d'art de Bellefeuille et faire des résumés de mes visites dans la section Bouille de kulture de mon labo. Kool shit!

réfléchi : a des manières de donner encore plus de visibilité à mon blogue : j'envisage de monter une newsletter (uzinalettre) par courriel pour faire du pushing de mes carnets à une liste de distribution de gens qui le connaisse me suivent déjà.

entamé : des démarches au niveau de certains de mes contacts pour essayer de prendre un peu gallon au niveau du domaine des communications (relations de presse, planification d'événements, rédaction web, etc.) pour parfaire mes compétences et enrichir mon CV. Avez-vous des idées et des contacts pour moi? Sky iz the fucking limit!

choisi : le prochain livre que je vais lire après Autoportrait de l'auteur en coureur de fond... Roulements de tambour : My Education: A Book of Dreams de William S. Burroughs.

-30-

Muzik pairing :

Exhibition / Gary Numan



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Tuesday, September 10, 2013

Bouillon de kulture : Hesitation Marks - The Upward Spiral (Nine Inch Nails) (18)
















Diable, qu'il s'est fait attendre ce 8e album de NIN... Premier après que Reznor ait volontairement plongé son bébé éprouvette industriel dans un coma artificiel, attendant le moment opportun pour le ramener à la vie! Sacré Dr. Trentenstein!

Très attendu, oui, mais également très discuté sur la toile et les réseaux sociaux ce disque. Pourquoi?
 
Tout d'abord, les fans de NIN de la première heure fantasmait gros comme le bras, à la manière d'un wet dream récurrent d'ado, de voir le Prince des Ténèbres revenir à ses premières armes, c-a-d, de voir naître un second The Downward Spiral... Dream on, guys! Il est vrai que la pochette de HM rappelle étrangement celle de TDS, mais il faut se rendre à la dure évidence que beaucoup d'eau a coulé sous le pont de la vie de notre cher Trent depuis qu'il nous a offert le très écorchant album culte enregistré dans la résidence du drame de Charles Manson.
 
Si sa vie a changé bout pour bout (il a lâché la dope, s'est marié et est maintenant papa), il est normal que sa musique ait aussi évolué et changé. Mais ça ne veut pas dire qu'il ait perdu tout son mordant pour autant... Non, le mordant est toujours là (parole et musique), mais moins dans ta face, plus sobre, plus sombre, mais tout aussi efficace.
 
Et le titre? Il colle parfaitement au concept et au contenu de l'album. L'hésitation réside ici dans l'expérimentation que Trent exécute avec les différents styles musicaux qui sont, disons le, nombreux et variés. Bon, alors on ne se trompe avec avec les deux mégas valeurs sûres du CD, à savoir Came Back Haunted et Copy of A (classique NIN). Sur les morceaux plus ambiants comme Find My Way et Various Methods of Escape, on sent les influences de son projet How To Destroy Angels. Puis, il y a la funky All Time Low (qui sonne comme du bon vieux Bowie), Everything (un son candide à la Pretty Hate Machine avec des sonorités qui rappelle aussi The Cure) et les très entrainantes Disappointed, Satellite et Running qui apporte une bonne dose d'électro à la facture globale.
 
Même s'il aurait été intéressant d'avoir au moins une piste casse-baraque à la TDS ou encore une toune vitaminée à la guitare comme sur With Teeth (genre The Hand That Feeds), il faut avouer que la force principale de Reznor repose encore et avant tout dans son exeptionnel travail de composition et de studio (les très prolifiques sessions musicales en compagnie de son comparse Atticus Ross, qui ont entre autres donné naissance au succulent The Social Network, semble avoir beaucoup influencé Trent dans ses récentes pièces). Les sonorités présentes sur Hesitation Marks sont variées, riches, très actuelles et se mélangent de manière ingénieuse. Peut-être pas l'album come back auquel plusieurs rêvaient, mais le défibrillateur a fait son travail et NIN est revenu à la vie. Reste à voir ce que la suite nous réservera... Somme toute un album très réussi et abouti qui évoque pour moi l'époque expérimentale et ô combien féconde de The Fragile.
 
 
-30-
 
Muzik pairing :
 
Hesitation Marks et The Fragile
 
 
 
 
 
 

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